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Grand Blanc, Mich. -- L’itinéraire de la dernière semaine nous a permis de visiter la partie est du Wisconsin avant de monter, aux environs de minuit mardi, à bord du traversier du Lac Michigan, qui fait la navette entre Manitowoc et Ludington. Ce fut une autre semaine de découvertes intéressantes et nous apprécions pouvoir les partager avec vous. De plus, nous avons particulièrement aimé ce tournoi de golf -- il faisait beau, la foule était en délire et nous y avons vu des très beaux coups. L’Omnium Buick En dépit du mauvais temps qui a nuit au bon déroulement des deux premiers jours du tournoi, nous avons eu le bonheur d’assister à un tournoi fort intéressant samedi et dimanche. Les participants étaient de taille, le terrain relativement facile et la foule très enthousiaste s’attendait à ce que les résultats soient bien en dessous de la normale. Mike Weir a donné le ton vendredi en jouant 9 sous la normale (63). Il ne devait pas continuer sur son élan dans les jours suivants et termina de façon décevante dimanche, passant de la cinquième à la vingtième place. Vijay Singh, qui était en quête de sa troisième victoire consécutive à l’Omnium Buick, s’est tenu parmi les meneurs au cours des trois premiers jours, mais n’a pas eu une bonne journée dimanche pour passer de la cinquième à la onzième place. Nous espérions que Mike et Vijay donneraient du fil à retordre à Tiger à la fin du tournoi.
Pour sa part, Tiger était à trois coups du meneur jeudi, à un coup vendredi, menait par deux coups samedi et gagna avec trois coups d’avance en jouant quatre rondes de 6 sous la normale (66), pour un cumulatif de 24 sous la normale. Je ne crois pas qu’aucun des gagnants de cette année, ait joué quatre rondes identiques. C’est une première! Quelle régularité et certainement une bonne façon de d’accéder au succès. Tiger en était à son 11e tournoi cette année. Il a gagné à quatre reprises pour un pourcentage de victoire très respectable de 36 %. Le pourcentage des victoires de Tiger, en carrière est de l’ordre de 25 % puisqu’il a connu sa 50e victoire à son 196e tournoi. Il est le plus jeune joueur à atteindre ce sommet et il n’a que 30 ans. Il réalise cet exploit trois ans plus tôt que Jack Nicklaus. Tiger est en train de réécrire le livre des records du golf comme Wayne Gretzky l’a fait pour le hockey il y a quelques dizaines d’années. Il est apparu en grande forme, concentré, confiant et reposé ce qui augure bien pour le reste de l’année. Il a eu ses difficultés en début d’année mais il semble que sa victoire à l’Omnium britannique et les émotions qui s’en suivirent ont fait tomber la pression qui l’accablait, à tout le moins en ce qui a trait à sa performance sur le terrain. Nous espérons le voir à plusieurs reprises d’ici la fin de notre aventure. Ce tournoi nous a particulièrement plu. Plusieurs joueurs étaient accompagnés de leurs supporters inconditionnels, les joueurs étaient accueillis chaleureusement au 18e trou et semblaient bien réceptifs à cet accueil, certains allant même jusqu’à saluer allégrement le public. De plus, un grand nombre de personnes que nous avons rencontrées étaient de véritables amateurs de golf et étaient ravis des performances de leurs joueurs préférés. Green Bay et la Péninsule Door au Wisconsin Nous avons laissé le motorisé au port de Manitowoc et sommes repartis en auto vers Green Bay pour y visiter le stade et le Le Temple de la renommée des Packers, attirés par la notoriété, la légende et les succès de cette franchise de la Ligue nationale de football (NFL). C’est la Indian Packing Company qui a fourni les premiers chandails et qui a permis à l’équipe nouvellement formée (1919), d’utiliser son terrain de pratique. Compte tenu de cette association, le nom « Packers » était tout indiqué et ils portent ce nom depuis. L’équipe a gagné une reconnaissance à l’échelle nationale et mondiale en gagnant douze championnats au cours des ses quatre-vingts quelques années d’existence -- plus que toutes les autres équipes du football professionnel. Cette équipe est unique et comme société ouverte, elle appartient littéralement à ses fans. Les actions de cette société sont détenues par des actionnaires provenant des 50 états du pays. En dépit du fait que l’équipe évolue dans un très petit marché, elle a participé à dix séries éliminatoires au cours des dernières treize années, et la liste d’attente pour des billets de saison dépasse les 70 000 inscriptions. Mes meilleurs souvenirs remontent à l’époque de Vince Lombardi et de Bart Starr, aujourd’hui encore les résultats de l’équipe me passionnent au plus haut point. De là, nous nous sommes rendus dans le comté de Door, au littoral parsemé de réserves naturelles et de charmants villages de pêcheurs. Nous avons fait une boucle de Green Bay à Sturgeon Bay, puis nous nous sommes dirigés un peu plus au nord vers Egg Harbour, Fish Creek, Ephraim et Sister Bay. Nous nous sommes arrêtés dans chaque village, soit pour voir quelques jardins, visiter des bâtiments historiques, prendre des photos ou marcher au bord de l’eau. Nous avons adoré cette région qui affiche fièrement son héritage Norvégien datant des années 1850. À Ephraim, nous avons joint des touristes qui s’étaient réunis pour un fish boil (bouilli de poisson blanc). Il s’agit d’une spécialité régionale, inventée par les bûcherons et les pêcheurs scandinaves, qui consiste à faire bouillir du poisson blanc -- fraîchement pêché dans les eaux environnantes du Lac Michigan -- de petites pommes de terre et des oignons ronds dans une grande marmite suspendue au-dessus d’un feu de bois. Juste au bon moment, on jette du kérosène sur le feu, créant ainsi des flammes qui s’élèvent au dessus de la marmite et qui font déborder le liquide (laissant ainsi l’huile à la surface s’écouler le long des parois). Le repas est alors prêt et les invités sont priés de passer à l’intérieur pour en faire la dégustation. Nous avons aimé le premier service ainsi que le deuxième, une généreuse portion de tarte aux cerises, une autre spécialité de la région. Les traversiers du Lac Michigan Nous étions heureux d’apprendre que deux traversiers faisaient quotidiennement la navette entre le Wisconsin et le Michigan. L’un d’eux était en mesure de transporter notre motorisé, nous permettant ainsi de prendre un raccourci pour se rendre de Milwaukee à Grand Blanc et de réduire notre trajet de quelque 360 km. Ce service de traversier, pour le transport des passagers et des marchandises, existe depuis 1875. Sa fréquence a augmenté durant la Première Guerre mondiale et a diminué graduellement pour s’interrompre en 1990. Toutefois, c’est en mai 1992 que le S.S. Badger a repris le service entre Ludington au Michigan à Manitowoc au Wisconsin. Nous étions un peu nerveux de voir pour la première fois, une autre personne au volant de notre motorisé. C’est avec beaucoup de savoir-faire que ce chauffeur a fait l’opération en marche arrière. Nous aurions été incapables d’en faire autant aussi rapidement et avec cette précision. La nuit était humide, chaude et le ciel était menaçant. Il nous a été impossible de dormir comme nous l’avions prévu. Quoiqu’il en soit, nous sommes arrivés à destination à mi-journée mercredi, fatigués mais contents de notre nouvelle expérience. Le Michigan, Détroit et Frankenmuth Le territoire du Michigan est composé de deux péninsules entourées de quatre des cinq Grands Lacs, ce qui lui a valu le surnom « d’état des Grands Lacs ». Lorsque les premiers explorateurs européens sont arrivés vers les années 1650, cinq tribus indiennes importantes y étaient déjà installées, incluant les Hurons qui étaient aussi installés au Canada, particulièrement au Québec. C’est un Jésuite, le Père Marquette qui fonda Sault Sainte-Marie (Mich.) en 1668. Le site de Détroit fut établi en 1701 entre les lacs Érié et Huron, et fut l’un des ports les plus importants pour le commerce des fourrures. Ces lieux passèrent aux mains des Britanniques en 1763 et s’en suivirent de nombreuses batailles entre les Britanniques et les Américains pour l’acquisition de ce territoire. La construction du Canal Érié ainsi que la vente des terres du Michigan, par le gouvernement fédéral, ont contribués au développement de l’état. Le Michigan a ensuite adopté un programme d’amélioration en construisant des chemins de fer, des routes et des canaux. Parallèlement, le commerce du bois se développa et la population augmenta avec l’arrivée des immigrants allemands, irlandais et hollandais. L’industrie automobile a dominé le Michigan jusqu’au milieu des années 1970 et l’état a depuis fait d’énormes efforts pour diversifier son économie. Le Michigan est aussi un important producteur d’haricots secs, de pommes et de cerises. Détroit est la plus grande ville de l’état et son histoire est étroitement liée à l’industrie automobile, aux tensions raciales, à la perte de vitesse de l’industrie automobile et au déclin de sa population. Bien que la ville mette actuellement de l’avant un projet de restauration de son centre-ville, elle doit également réduire son taux de criminalité et de pauvreté en plus d’harmoniser ses relations avec les banlieues avoisinantes. C’est à Détroit que les échanges commerciaux entre le Canada et les États-Unis sont les plus importants. En 2004, les échanges à la frontière de Détroit et Windsor représentaient 28 % de l’ensemble du commerce entre les deux pays. La reprise économique de la ville ainsi que celle de l’état dépend étroitement de l’avenir des trois grands fabricants de voitures -- Ford, GM et Chrysler. Frankenmuth C’est un lieu commun de dire que les campeurs célèbrent Noël en juillet. À titre de nouveaux membres de cette confrérie, nous avons été très réceptifs à l’idée de visiter le royaume du Père Noël à quelques km de notre camping. Le complexe merveilleusement bien décoré, comprend une reproduction de la Chapelle Sainte-Nuit située à Oberndorf en Autriche ainsi que le plus grand magasin d’articles de Noël au monde. Il s’agit d’un gigantesque magasin et centre d’exposition d’objets en provenance de 70 pays. C’est un paradis pour les amoureux du « Temps des fêtes » et comme tous ceux qui s’y trouvaient ce jour-là, nous sommes tombés sous le charme des crèches, des personnages, des lumières, des ornements et toute la magie que la fête de Noël peut susciter. Après quelques heures chez le Père Noël, nous sommes allés visités Frankenmuth. Fondé en 1845, ce village est fier de ses origines allemandes et de son architecture bavaroise. Un après-midi agréable, très différent des Noëls auxquels nous sommes habitués, sans neige par une journée chaude et humide. Le musée Henry Ford et le village Greenfield On pourrait croire que ce musée est celui de l’industrie automobile, toutefois, il ne s’agit pas exactement de cela. Selon Monsieur Henry Ford, l’histoire de l’évolution des États-Unis était aussi l’histoire du développement et de la croissance de la production manufacturière, du transport et de l’agriculture, Donc, son musée raconte l’histoire de l’ensemble de l’expérience américaine. Il contient l’une des plus importantes collections d’objets divers du pays. Il s’agit principalement d’une collection de machines anciennes, d’articles de la culture pop, de voitures, de locomotives et d’avions. Ce sont les voitures comme le Modèle T, une Ford V8 de 1932, la Cord de 1936-37 et une Tucker de 1948 qui ont particulièrement attirés notre attention. Le village est dédié à perpétuer la mémoire des principaux acteurs de la révolution industrielle, leur mode de vie et les lieux dans lesquels ils ont fait leurs inventions. Nous avons apprécié visiter les laboratoires de Thomas Edison (Menlo Park) et des ateliers de vélos des frères Wright. Motown Historical Museum Vous vous rappelez sans doute du son Motown… Longtemps appelé “Hitsville USA”, ce musée est l’endroit où, pour n’en citer que quelques-uns, The Supremes, Stevie Wonder, Diana Ross et les Jackson Five ont enregistré leurs premiers succès dans les années 1960. C’est, toutefois, le rap et le techno qui au cours des dernières années, ont mis Détroit au premier plan de la scène musicale américaine. Charles H. Wright Museum of African-American History Nous sommes arrivés au musée après les heures d’ouverture. Il y avait un événement spécial ce soir-là et on nous a laissé visiter les 22 différentes galeries du musée. On y fait la démonstration de la contribution des afro-américains au développement des affaires et de la culture de la ville de Détroit. On y raconte également des années de l’histoire américaine, vue sous l’angle africain, de la traite des esclaves à aujourd’hui. Nous sommes ensuite allés au 72e étage du Centre Renaissance au centre-ville, pour une magnifique vue panoramique des villes de Détroit et Windsor (Ontario) de l’autre côté de la frontière, à seulement quelques km de distance. Nous nous dirigerons en début de semaine vers le Colorado pour le prochain tournoi à Castle Rock. Le trajet nous permettra de traverser quelques états que nous n’avons pas encore visités. Une autre belle semaine en perspective. Suzette et Gilles Samson |
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